Riesling, chablis et Jurançon : des blancs qui ont du tranchant

« J’ai grandi au milieu des vignes. Reprendre le domaine, c’était une évidence. Mais il n’était pas très grand. Pour mon père, c’était à la fois un travail et une activité de plaisir, il fallait professionnaliser si on voulait poursuivre l’aventure. Je savais toute l’énergie que mon père y avait mise, les vignes commençaient à arriver au meilleur de leur potentiel. C’était dommage d’abandonner. À la base, j’avais un profil littéraire, aucun bagage scientifique pour aborder l’œnologie. Très motivée, je me suis formée. Aujourd’hui, on a le projet d’agrandir un peu le vignoble, mais on va rester à une taille raisonnable. Alors, pour valoriser des terroirs que j’apprécie, j’achète aussi des raisins à des vignerons en qui j’ai confiance. On augmente doucement la gamme, mais c’est un travail de longue haleine. C’est comme pour un parfum : j’assume un style et j’essaie de m’en rapprocher au maximum. Mon compagnon, Thibaut, est traiteur et cuisinier, et ça crée une vraie synergie. Le vin sans la table, ça n’a pas grand sens. »

« Pour valoriser des terroirs que j’apprécie, j’achète aussi des raisins à des vignerons en qui j’ai confiance. »

3 septembre 2026 | Le Point 2823 Article publié sur lepoint.fr